Etoffes du XIXème: Restauration

 Le style Restauration (1815-1830)se situe entre la chute du Premier Empire et la révolution des Trois Glorieuses du 29 juillet1830 et consiste en un retour à la souveraineté monarchique, exercée dans le cadre d’une monarchie limitée par la Charte de 1814, sous les règnes de Louis XVIII et Charles X, frères de XVI. Cette période est entrecoupée par les Cent-Jours du 20 mars au 22 juin 1815 pendant lesquels Napoléon reprit le pouvoir.
La période de la Restauration voit donc l’expérience d’une monarchie constitutionnelle, avec une période relative de paix dans un contexte international troublé. La Révolution industrielle provoque des bouleversements économiques et sociaux profonds.
Les dépenses sont aussi faibles que les finances et Louis XVIII et Charles X ne passèrent  que peu de commandes d’apparat et quelques achats destinés à stimuler le marché.
Seule la Duchesse de Berry introduit un peu de vie et de gaieté dans la cour. La duchesse de Berry, Marie Caroline de Naples, figure emblématique de la cours influencera les arts décoratifs de sa personnalité car très dépensière, elle commande de nombreux meubles et fait construire des bâtiments.

L’industrie textile reste très influencée par l’Empire et certains motifs reste de vigueur. Les techniques de teinture connaissent des progrès remarquables du fait de l’encouragement fait aux expositions et échanges sur les techniques et industries.
De nouveau coloris deviennent possibles car on sait non seulement comment les obtenir mais aussi comment les conserver (jaunes vifs, vert francs).
Les étoffes utilisées restent les mêmes que sous l’empire. Les grands motifs ont moins cours et l’impression sur étoffe se dirige vers des dessins répétitifs de petites dimensions. Les motifs centraux sont toujours en usage : on fabrique encore énormément d’étoffe représentant le motif de fond, de dossier, de platebande et de bordure sur la même pièce, ou encore des motifs rond très décorés suggérant une couronne ou une riche rosace sur un fond unis ou en répétition. On les distingue parfois des tissus Empire par la présence d’attributs royaux comme le lys ou le dauphin.
 L’égyptomanie passe un peu de mode mais les palmettes et les rinceaux sont massivement utilisés, accompagnés de rosaces, cygnes, volutes graphiques et feuillages.
Le style troubadour des années 1820-1930 remet à l’honneur les ornements gothiques après adaptation : ogives, rosaces, fleurons, guirlande de lierre et de vigne , fenestrages.

Musée des Tissus de Lyon, photo de Sylvain Pretto

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